Sept ans après avoir abandonné son enfant, elle est revenue le chercher. Ce que l’enfant a fait va vous surprendre.

Le garçon regarde la jeune femme avec curiosité.

La mère reste figée quelques secondes.

« Je suis… ta maman. »

Le garçon se tourne immédiatement vers sa grand-mère.

« Mamie, c’est vrai ? »

La grand-mère s’accroupit près de lui.

« Oui, mon cœur. »

Le garçon regarde de nouveau la jeune femme.

« Mais pourquoi je ne t’ai jamais vue ? »

La mère ouvre la bouche, mais aucun mot ne sort.

Le grand-père intervient doucement :

« Peut-être devriez-vous entrer. »

Dans le salon, le garçon reste près de sa grand-mère.

La jeune femme s’assoit face à lui.

« Je sais que tu as beaucoup de questions. »

Le garçon demande simplement :

« Tu savais où j’habitais ? »

Silence.

« Oui. »

« Alors pourquoi tu n’es jamais venue ? »

La mère baisse les yeux.

« Parce qu’à l’époque, j’ai pris une décision que je pensais être la meilleure pour toi. »

La grand-mère la regarde.

« Ne lui raconte pas seulement la moitié de l’histoire. »

La jeune femme relève les yeux.

« Je ne compte plus rien cacher. »

Le garçon demande :

« Tu veux vraiment que je parte avec toi aujourd’hui ? »

« Oui. »

« Pourquoi aujourd’hui ? »

La question la déstabilise.

« Parce que quelque chose a changé. »

La grand-mère intervient immédiatement :

« Dis-lui ce qui a changé. »

La mère reste silencieuse.

Le grand-père demande :

« Pourquoi es-tu revenue exactement maintenant ? »

Finalement, la jeune femme sort une enveloppe de son sac.

« Parce que j’ai reçu ça il y a trois jours. »

La grand-mère reconnaît immédiatement l’enveloppe.

Son expression change.

« Où as-tu trouvé cette lettre ? »

« Elle m’a été envoyée. »

« Par qui ? »

« Je ne sais pas. »

Le grand-père prend l’enveloppe.

« Cette écriture… »

La grand-mère le regarde.

« Tu la reconnais ? »

Il acquiesce lentement.

« Oui. »

La jeune femme se penche vers lui.

« À qui appartient-elle ? »

Le grand-père regarde le garçon.

Puis répond :

« À son père. »

La mère devient pâle.

« C’est impossible. »

Le garçon demande :

« Mon papa ? »

Personne ne répond immédiatement.

La mère fixe le grand-père.

« Vous m’aviez dit qu’il avait disparu avant sa naissance. »

Le grand-père baisse les yeux.

« C’est ce que nous pensions. »

« Alors pourquoi son écriture est-elle sur une lettre envoyée il y a trois jours ? »

La grand-mère prend la lettre.

« Qu’est-ce qu’elle dit ? »

La jeune femme hésite.

Puis elle la sort.

« Elle dit : “Si tu veux connaître la vraie raison pour laquelle ton fils a grandi loin de toi, retourne dans cette maison.” »

Silence.

La grand-mère s’assoit lentement.

La mère la regarde.

« Vous savez quelque chose. »

« Sophie… »

« Pendant sept ans, j’ai cru que j’avais fait le choix de partir seule. »

La grand-mère ne répond pas.

« Mais cette lettre dit que quelqu’un m’a caché quelque chose. »

Le grand-père intervient :

« Ce n’est pas une conversation à avoir devant l’enfant. »

Le garçon répond :

« Mais ça parle de moi. »

Tous se taisent.

Il regarde sa mère.

« Pourquoi tu es partie quand j’étais bébé ? »

Elle s’approche doucement.

« Parce qu’on m’avait dit que ton père ne voulait plus de nous et que je n’avais aucun moyen de m’occuper correctement de toi. »

Le garçon demande :

« Et mamie m’a gardé ? »

« Oui. Je pensais revenir rapidement. »

La grand-mère murmure :

« Mais tu n’es jamais revenue. »

La jeune femme la regarde.

« Parce que chaque fois que j’essayais de contacter cette famille, mes lettres revenaient. »

Le grand-père relève brusquement les yeux.

« Quelles lettres ? »

« Toutes celles que j’ai envoyées pendant les deux premières années. »

La grand-mère devient nerveuse.

« Nous n’avons jamais reçu de lettres. »

« J’en ai envoyé des dizaines. »

Silence.

Le grand-père demande :

« À quelle adresse ? »

La jeune femme la récite.

Il se fige.

« Ce n’était plus notre adresse. »

« Comment ça ? »

« Nous avions déménagé quelques semaines après ton départ. »

La mère regarde la grand-mère.

« Pourquoi personne ne me l’a dit ? »

« Nous pensions que tu ne voulais plus aucun contact. »

La jeune femme secoue la tête.

« Et moi, je pensais exactement la même chose de vous. »

Le garçon les regarde tour à tour.

« Alors tout le monde pensait que l’autre ne voulait plus parler ? »

Personne ne répond.

Puis le grand-père examine l’enveloppe.

« Attendez. »

Il remarque une petite adresse au dos.

« Je connais cet endroit. »

La mère demande :

« Où est-ce ? »

« L’ancien cabinet de l’avocat de ton père. »

La jeune femme se fige.

« Son avocat ? »

« Oui. »

« Pourquoi un avocat m’enverrait cette lettre maintenant ? »

Le grand-père répond :

« Peut-être parce que quelqu’un lui avait demandé d’attendre sept ans. »

La grand-mère se lève.

« Il y a quelque chose que vous devez voir. »

Elle monte à l’étage.

Quelques instants plus tard, elle revient avec une petite boîte.

Le garçon la reconnaît.

« Mamie, c’est la boîte que tu gardes toujours dans ton armoire. »

La mère regarde la grand-mère.

« Qu’est-ce qu’il y a dedans ? »

Elle ouvre la boîte.

À l’intérieur se trouvent des photographies, un bracelet de bébé et une enveloppe fermée.

Le nom de Sophie est écrit dessus.

La jeune femme reste sans voix.

« Depuis combien de temps avez-vous ça ? »

La grand-mère répond :

« Sept ans. »

« Et vous ne me l’avez jamais donné ? »

« Parce qu’on nous avait demandé de ne l’ouvrir que si tu revenais de toi-même. »

« Qui vous avait demandé ça ? »

La grand-mère regarde le garçon.

« Son père. »

Sophie prend l’enveloppe avec des mains tremblantes.

Elle l’ouvre.

À l’intérieur se trouve une lettre.

Elle commence à lire.

Après quelques lignes, elle s’arrête.

« Non… »

Le grand-père demande :

« Qu’est-ce qu’il dit ? »

Sophie continue silencieusement.

Puis regarde les grands-parents.

« Il écrit qu’il n’est jamais parti volontairement. »

La grand-mère devient pâle.

« Quoi ? »

« Il dit qu’on lui avait fait croire que j’avais choisi de partir avec quelqu’un d’autre. »

Le grand-père murmure :

« Mais qui lui aurait dit ça ? »

Sophie tourne la page.

Une partie a été soigneusement découpée.

« Le nom manque. »

La grand-mère examine la lettre.

« Cette page n’était pas comme ça quand nous l’avons reçue. »

Silence.

Sophie la fixe.

« Vous l’aviez ouverte ? »

« Non. »

« Alors quelqu’un l’a ouverte avant de vous la remettre. »

Le garçon demande :

« Mon papa est vivant ? »

Sophie s’agenouille devant lui.

« Je ne le sais pas encore. »

À cet instant, le téléphone du grand-père sonne.

Numéro inconnu.

Il répond.

« Allô ? »

Une voix masculine demande :

« Sophie est-elle enfin revenue ? »

Le grand-père devient complètement immobile.

Sophie remarque son expression.

« Qui est-ce ? »

Il ne répond pas.

La voix continue :

« Si elle est là, dites-lui de regarder sous la photographie de son fils dans la boîte. »

Sophie prend immédiatement la boîte.

Elle retire la photographie.

Derrière se trouve une petite clé.

La grand-mère murmure :

« Je ne l’avais jamais vue. »

Sophie prend le téléphone.

« Qui êtes-vous ? »

Quelques secondes de silence.

Puis l’homme répond :

« Quelqu’un qui aurait dû revenir il y a sept ans. »

Sophie perd toute expression.

« C’est toi ? »

L’appel se coupe.

Le garçon regarde sa mère.

« C’était mon papa ? »

Sophie fixe le téléphone.

Puis la petite clé dans sa main.

Le grand-père reconnaît soudain la clé.

« Je sais ce qu’elle ouvre. »

« Quoi ? »

Il regarde vers une vieille porte au fond du couloir.

« Une pièce que personne n’a ouverte depuis le jour où ton fils est arrivé dans cette maison. »

Share to friends
Rating
( No ratings yet )
Leave a Reply

;-) :| :x :twisted: :smile: :shock: :sad: :roll: :razz: :oops: :o :mrgreen: :lol: :idea: :grin: :evil: :cry: :cool: :arrow: :???: :?: :!: